Bains-les-Bains

 

 

D’azur à la fontaine d’or jaillissante et rayonnante d’argent, accompagnée en chef d’un B d’or clouté d’argent de cinq pièces à dextre, et d’une abeille d’or à senestre.

 

Nom des habitants : Balnéen, Balnéenne

Altitude : 325 mètres

 

Blason : La fontaine évoque la tradition thermale. L’initiale B est chargée de besants pour représenter des têtes de clous, industrie renommée de Bains-les-Bains et de la vallée du Côney. L’abeille est l’emblème de l’obéissance et du travail.

 

Description Historique

Avant l'Empire Romain, Bains-les-Bains était habitée par des tribus celtes gauloises, qui n'avaient pas encore eu l’idée de tirer profit des sources chaudes. Ce sont les Romains, une fois les Vosges conquises, qui les exploitèrent et construisirent des piscines. Balneum possédait alors 11 sources principales entre 25 et 51°C. LA ville changera de nom par la suite : Bains-en-Vosges puis Bains-les-Bains en 1892.

 

 Au VIème siècle, un moine irlandais du nom de Colomban vient évangéliser la région, et devint plus tard le patron de la ville.

 

Au milieu du XVIIIème siècle, sous les ordres du duc Léopold, Bains-les-Bains connait un renouveau. De nouvelles routes pavées et plus larges sont construites, le long desquelles s’installent des habitations selon les plans de l’architecte Baligand. Le Bain Romain est rénové, le Bain de la Promenade est construit, et des règles strictes sont établies fixant les tarifs et l’examen des malades. C’est pendant ces travaux qu’on retrouva la preuve du passage des Romains : 600 médailles de bronze à l'effigie des différents Empereurs, d'Auguste à Domitien sont retrouvées. Bains-les-Bains est alors le point de rendez-vous de la noblesse lorraine jusqu’à la révolution française.

 

Les bains sont vendus comme biens nationaux en 1789, mais le général baron Villatte en hérite par sa femme en 1840.  A cette époque, de gros travaux sont engagés pour rendre aux thermes leur prospérité. Le baron Girard, maire de Bains de 1826 à 1846 fit repaver, éclairer par réverbères, aménager les promenades, etc….

1500 à 2000 baigneurs s’y rendent alors chaque été, sachant qu’à cette époque, les déplacements sont difficiles et coûteux. En 1864, sous Napoléon III, la source thermale est déclarée d'intérêt public.

 

La station thermale se spécialise dans le traitement des maladies du cœur et des artères en 1928. Les sources les plus chaudes jaillissent sous le Bain Romain, entre 40 et 51°C. Elles sont au nombre de 7. Au bain de la Promenade, les 4 sources jaillissent entre 25 et 35°C. Elles bénéficient d’un débit régulier, indépendant des pluies. Leur minéralisation et leurs températures sont remarquablement constantes. Elles sont hypominérales, silicatées, sulfatées, sodiques et légèrement radioactives. Elles permettent ainsi de traiter les maladies cardio-vasculaires et rhumastimales. Au-delà des cures médicalisées, la station développe des séjours de remise en forme.

 

 

Légende, tradition ou personnage remarquable

 

Notre Dame de la Brosse :

 

La statuette de Notre-Dame de la Brosse fut trouvée dans le creux d’un chêne entouré de broussailles (d’où son nom de « la Brosse »). Lorsqu’on abattu l’arbre, on transporta la statuette dans une chapelle construite à cet effet, mais celle-ci disparaissait toujours à nouveau pour retourner à son endroit d’origine, au milieu des broussailles. Cette statuette a attiré de nombreux pèlerinages

 

 

Monuments / Patrimoine

La Manufacture royale de fer-blanc :

 

Datant du XVIIIème siècle, cette manufacture fut la plus importante du royaume, produisant à elle seule deux fois plus que ses concurrents réunis. Elle est l'une des mieux préservées de France, avec ses bâtiments encore d'époque. En 2006, de nombreuses scènes du film Indigènes y ont été tournées.

 


La Chapelle Notre Dame de la Brosse :

 

Afin d’abriter la statuette de Notre Dame de la Brosse, un bourgeois de Bains-les-Bains décida, en 1728, d’élever un petit oratoire en pierre. Mais l’état de l’édifice se dégrada et une nouvelle chapelle fut reconstruite en 1804. Considérée comme trop petite et sans véritable caractère architectural, cette chapelle fut remplacée par un nouvel édifice (l’actuel) néogothique dédicacé en 1861.

 

Plusieurs miracles y furent attestés et de nombreux pèlerins vinrent implorer Notre-Dame de la Brosse en tant que protectrice de Bains-les-Bains et de ses malades.


Le patrimoine thermal :

 

A l’origine, le Bain Romain (ou Bain-Vieux) était constitué d’une simple piscine en plein air dans laquelle la jeunesse aimait s’adonner aux plaisirs des baignades. Etabli au-dessus des sources les plus chaudes, ce n’est qu’à partir de 1631 que le Bain-Vieux fut doté d’une enceinte destinée non pas à protéger les baigneurs des intempéries, mais à les mettre à l’écart des regards indiscrets. Remanié à plusieurs reprises, son architecture actuelle date de 1845, période à laquelle le Bain-Vieux prit le nom de Bain Romain, petit clin d’œil à ses origines antiques.

 

Le Bain de la Promenade, construit au milieu du XVIIIe siècle à quelques mètres du Bain Romain, attirait de plus en plus les curistes. Certains d’entre eux, qui soignaient à la fois leurs maladies cardio-artérielles et rhumatismales, devaient passer de l’un à l’autre bain en…traversant la rue en peignoir, ce qui n’était guère apprécié. Dès lors, le Bain Romain fut progressivement délaissé au profit du Bain de la Promenade, et ferma ses portes en 1998.

 

Jusqu’au début du XXe siècle, on pouvait encore flâner sur le déambulatoire situé sur le toit, accessible de l’extérieur par un double escalier. Une buvette, adossée au flanc de l’édifice, permettait aux curistes d’apprécier les bienfaits de l’eau St Colomban. Elle fut détruite en 1928 au moment même où l’on construisit l’actuelle buvette Artéria, située dans le hall du Bain de la Promenade.