Charmois l'Orgueilleux


Description Historique

Nom des habitants : Charmoisien, Charmoisienne

Altitude : 340 mètres

 

Le nom de « Charmois l’Orgueilleux » pourrait provenir d’un poste de guet de Templiers situé en hauteur de la commune, d’où « l’orgueilleux », et protégé par des charmoies : une haie de charmes. Mais le surnom « l’Orgueilleux » n’a jamais été consacré officiellement.

 

Puisqu’à l’époque gallo-romaine, Charmois l’Orgueilleux était sans doute habité par la tribu gauloise des Leuques, son nom pourrait aussi avoir une racine celte : « org » pour colline et le suffixe « illeux » marquant un superlatif : petite colline.

 

Autrefois, Charmois l’Orgueilleux dépendait de la seigneurie du chapitre de Remiremont et du duc de Lorraine.

 

En 1559, une verrerie donna son nom au hameau de la Neuve Verrerie. Elle fut détruite pendant la Guerre de Trente Ans mais reconstruite en 1669. Aucune trace n’en subsiste aujourd’hui.

 

Légende, tradition ou personnage remarquable

 

Justine de Bonnay 

 

Justine de Bonnay est née au hameau de la Neuve Verrerie. Elle vit chez ses parents et aide au travail des champs jusqu’à l’âge adulte. Entre 36 et 39 ans, elle perd sa mère puis son père, et vient s’installer à Charmois. Elle consacre alors sa vie à la religion, mais des soucis de santé l’obligent à rentrer à Charmois, où elle achète une auberge avec deux autres femmes dévouées. En 1854, elle apporta son service et son aide aux victimes du choléra, malgré les risques qu’elle encourait. Elle transforma son auberge en orphelinat pour accueillir les enfants des victimes. C’est ainsi qu’elle fonda la Maison des Religieuses du Pauvre Enfant Jésus, ministère qu’elle poursuivit pendant les épidémies de fièvre typhoïde qui suivirent entre 1863 et 1873. Elle s’éteignit à l’âge de 82 ans en 1886, après 12 années de cécité complète. Son orphelinat est aujourd’hui la maison de retraite Saint Jean. La maison de Justine est encore habitée à la Neuve Verrerie.

 

 

Monuments / Patrimoine

 

La Mairie et l’école : des bâtiments classés.

 

C’est après les Lois Jules ferry que l’école au premier degré devient obligatoire. Chaque village devait s’équiper d’une école communale. Les Loi Thiers sont apparues peu de temps après : elles rendaient obligatoires la présence d’une mairie dans chaque commune. Afin de réduire les dépenses de construction un seul bâtiment fut construit, il rassemblait l’école et la mairie.


 

La Chapelle de la Miséricorde 

 

La petite chapelle fut bâtie en 1866 par des parents pleurant la mort de leur petite fille de 10 ans, afin de pouvoir venir s’y recueillir, car le cimetière était trop loin. 


 

La Vierge de la Chalumelle

 

Haute d’environ 3.50 mètres sur son piédestal, cette statue a été érigée après la Seconde Guerre Mondiale en guise de remerciement pour la protection du village. D’où elle se tient, on peut apercevoir par temps clair la chaîne des Vosges, du Hohneck au col du Bussang, ainsi que les forts environnants Epinal.