Golbey

Blasson Golbey

 

De sinople à la roue dentée d’argent, de huit dents, au chef d’or à la bande de gueules, chargées de trois sapins arrachés d’argent.

 

Nom des habitants : Golbéens, Golbéennes

Altitude : 350 mètres

 

Blason : élaboré par le Golbéen Louis Mathieu, il a été adopté le 10 octobre 1957. Le vert correspond aux cultures traditionnelles de la cité, la roue dentée à son industrialisation moderne. Il reprend également les couleurs de la Lorraine et les trois sapins du département des Vosges.


Description Historique

L’appellation Golbey serait issue de « Goulle-Belle », la Goulle désignant alors un étang. De nombreux vestiges gallo-romains attestent d’une implantation ancienne aux premiers siècles de notre ère. De l'outillage préhistorique a également été retrouvé.

 

Vers la fin du Moyen-Age, les habitants se mirent sous la protection du duc de Lorraine en échange d'un impôt. Globalement, et jusqu'à la Révolution, Golbey dépend directement du duc. 

 

Au XVIIème siècle, Golbey, comme une bonne partie de la Lorraine, est ravagée par la Guerre de Trente Ans (1631-1661) et par la peste. Ainsi, en 1710, on ne compte plus que 23 habitants.

 

Golbey reste longtemps un village aux activités essentiellement rurales. Le tournant de l'industrialisation, mais également la construction du Canal de l'Est et de la voie ferrée de Mirecourt, transforment la localité : en 1881, on dénombre alors presque 1 200 habitants. Sa population ne cessera de croître et de se transformer sociologiquement pour devenir majoritairement ouvrière. Citons notamment l'usine de constructions mécaniques Singrün, du nom de l'industriel alsacien venu s'établir ici après la guerre de 1870, ainsi que la filature de la Gosse, apparue vers 1891.

 

A partir de 1885 jusqu’à la Première Guerre Mondiale, Golbey possédait 3 gigantesques hangars qui abritaient 3 dirigeables pour les besoins de l’armée. Ils étaient destinés à des missions de reconnaissance et de bombardement et furent tous les trois détruits pendant la guerre de 1914-1918. Il ne subsiste aujourd’hui aucune trace de ces hangars.

 

Malheureusement, et à l'instar de l'ensemble des Vosges, Golbey ne fut pas épargnée par la désindustrialisation des années 1970 et 1980, où notamment le textile subi un lent déclin. Cependant, ici, une autre génération d'activités a remplacé la précédente, tel qu’en témoignent les zones industrielles autour de la ville.


Légende, tradition ou personnage remarquable

 

Joseph Claudel 

 

Né le 17 avril 1815 et mort le 25 juillet 1880, il fut ingénieur civil à Paris et décoré de la Légion d'Honneur. En tant qu'officier de l'instruction publique, il fut auteur de plusieurs ouvrages sur l’ingénierie et l'architecture.


Monuments / Patrimoine

L’église 

 

Elle fut construite en 1836 et contient notamment un tableau de « La Vierge et l'Enfant Jésus » de 1843. Le cimetière adjacent a été déplacé à l'actuel emplacement en 1876.

 

En 1902, le curé Mathieu écrivait : « au commencement des travaux, nous disions qu'une église à cinq nefs ne sera pas chose commune et qu'il sera difficile de trouver sa pareille en Lorraine. Nos espérances ont été dépassées.»


La Filature de la Gosse 

 

La filature est fondée à proximité de la Moselle à Golbey en 1891. Il y est  construit un vaste bâtiment en rez-de-chaussée, avec des machines alsaciennes. En effet, à l'instar de la Blanchisserie-Teinturerie de Thaon, l'usine provient d'une association entre vosgiens et alsaciens, suite à l'annexion de l'Alsace en 1871.

 

En 1907, un second bâtiment est construit. Le style est dit « à l’anglaise » car il est caractérisé par ses briques rouges, tout comme la filature de Vincey, plus au Nord. Ce bâtiment à étages est percé par de vastes baies vitrées et il est recouvert d'un toit plat en ciment.

 

L'essor est constant jusqu’en 1914. L’entreprise fait construire de nombreuses cités ouvrières et n’est pas affectée par la Première Guerre Mondiale. Elle s'agrandit encore en 1926.

 

Après la Seconde Guerre Mondiale, la perte de marchés et la nouvelle concurrence poussent l'entreprise à se tourner vers des productions plus « modernes ». Au début des années 1980, l’usine de Golbey figure parmi les plus grandes unités de production de la région Lorraine.

 

Malheureusement, dès la fin des années 1980, l'entreprise est peu à peu contrainte à une réduction des coûts. Au final, elle sera transférée vers un autre site en 1997, la friche industrielle étant vouée à la destruction.


Le Pont-Canal 

 

à Golbey, le Canal emprunte un pont pour passer au-dessus de la Moselle. Il permet de relier le Canal des Vosges à l’embranchement d’Epinal, qui vient amener de l’eau prise dans la Moselle.