Igney

 

 

D’or à la fasce de gueules chargée de trois besants d’or.

 Nom des habitants : Hérédiens, Hérédiennes

Altitude : 310 mètres

 

Blason : les armes de la maison de Mitry, seigneurs d'Igney.  


Description Historique

La dénomination Igneyserait une forme moderne du latin ign (le feu) et iacum (le domaine), les anciennes routes romaines attestant d'une présence romaine importante dans ce qui constitue les Vosges actuelles.    

Au Moyen Age, Igney était partagé entre deux seigneuries. La plus petite appartenait entièrement à la  très ancienne famille lorraine de Mitry, originaire de Metz. Les chanoines de Saint-Goëry d'Epinal, la famille de Thumery puis à nouveau la famille de Mitry se partageaient la seconde.

 

Lors des guerres napoléoniennes, le village d'Igney fut le lieu d'une importante bataille connue sous le nom de "Combats d'Epinal", opposant les français aux cosaques russes et à leurs alliés Wurtembergeois (du Land allemand actuel de Stuttgart). Les français en sortirent vainqueurs.

 

A l'instar du département dans son ensemble, à la fin du XIXème siècle, Igney se tourne vers l'industrie textile avec, entre autres, la maison Manuel. Elle connu son essor dès le début du XXème siècle, avec notamment l'arrivée de Marcel Boussac en 1934. L'usine textile qui comportait un tissage et une filature a compté près de 600 salariés jusque dans les années 1960. Le déclin de celle-ci fut consécutif à la chute de l'empire Boussac dans les années 1970-1980,  suivant en cela l'industrie vosgienne textile en général.


Légende, tradition ou personnage remarquable

Françoise-Gabrielle-Rose de Mitry

 Dame d'Igney, elle fut une poétesse de talent remarquée à la cour du roi Louis XIV. Elle publia notamment deux recueils de poésie. 

 

Humbert Celotto

 Cet Italien est venu s'installer à Igney au siècle dernier pour fuir le fascisme de son pays. Il a signé de nombreuses huiles et aquarelles, ayant la plupart pour thème les villes et villages vosgiens. Citons par exemple sa Place des Vosges à Épinal et la décoration de plusieurs églises, dont celIe d’Igney.

 

Gilles Laporte

 Né en 1945 à Igney, il est scénariste, écrivain et conférencier. Il a reçu de nombreux prix pour l'ensemble de ses travaux, étant auteur de nombreux films TV (Les Chardons de la colline, Les Verres du Tsar…), de nouvelles, de pièces de théâtre, de romans historiques (dernièrement Julie-Victoire, première bachelière de France (2007), Le Loup de Métendal (2010), La Fontaine de Gérémoy (2011), Cantate de cristal (2012) ) ...

 

Dasto

 Le vrai nom de ce peintre est Dany Stouvenin. Il eut une grande réputation internationale dans la peinture contemporaine. Ses œuvres gravitent autour de l'élévation spirituelle.

 

Notre-Dame d'Igney

 D’après la légende, cette Vierge de pierre polychrome aurait été découverte lors du creusement du canal de l'Est, dans les sables de la Moselle. Déplacée en chariot, les boeufs auraient refusé d'aller plus loin que devant l'église d'Igney, où elle demeure aujourd'hui et où elle fut à l'initiative d'un important culte local (allant même jusqu'à des pèlerinages avant les années 1950).  


Monuments / Patrimoine

L’église Saint-Benoît

On peut y voir des fresques du XIIIème siècle, classées monuments historiques, représentant à l'origine les quatre évangélistes dont deux seulement ont subsisté au gré des transformations de l'église.

La nef a été entièrement reconstruite au XVIIIème siècle. S'y trouvent notamment deux statues en bois doré du XVIIIe siècle (une « vierge à l'enfant » et un Saint-Nicolas), la fameuse statue "Notre-Dame d'Igney" datant du XVème ou XVIème siècle, une cloche en bronze de 1501, et un orgue du XIXème siècle.

 

 

La Filature d'Igney 

Elle fut construite en 1894 dans un style typique des filatures de l’époque, avec notamment sa toiture en dents de scie ou « toit à sheds ».

 

L’usine d’Igney est séparée du vieux village par la voie ferrée Nancy-Épinal. Il apparaît un net contraste entre le village agricole d'autrefois et l'ensemble cités-ouvrières/usine.

 

Rachetée par Marcel Boussac en 1934 puis fermée après la chute de son « empire » à la fin des années 1970, début des années 1980, elle est aujourd'hui partiellement détruite et réemployée à d'autres activités.