Socourt

Nom des habitants : Socourtois, Socourtoise

Altitude : 310 mètres


Description historique

La rue principale de Socourt se situerait à l'emplacement d'un tronçon de voie romaine passant par Vézelise pour aller à Metz. On trouve des mentions de Socourt dans des documents du XIIIème siècle. Socourt fut jadis appelé Sehoncourt ou encore Solcurie. La seigneurie appartenait alors au chapitre de Remiremont.

 

L'histoire de Socourt est intimement liée à celle de Gripport, qui fait aujourd'hui partie de la Meurthe-et-Moselle. En effet, ces deux communes ont longtemps partagé un seul et même lieu de culte à Viacelle, et l'on sait qu'ils formaient une seule mairie en 1711.

 

Dès 1600, Socourt disposait d'un oratoire à l'emplacement du chœur de son actuelle église, mais celui-ci ne servait qu'à la prière. En 1756, les paroissiens de Gripport obtinrent leur propre église et ne se servirent plus de l'église de Viacelle que comme cimetière. Socourt finit aussi par obtenir son église, si bien que l’église de Viacelle fut abandonnée : « En 1813, l'église de Socourt existait déjà », écrit Vital Collet sans plus de précisions, dans Charmes et ses environs (vers 1900).

 

 

Socourt est naturellement et abondamment alimenté en eau, si bien que Vital Collet racontait, sans doute un peu exagérément : « jusque vers 1870, on ne pouvait souvent parcourir la longue rue sans avoir de l'eau jusqu'aux genoux et avant la construction du canal de l'Est, la Moselle y débordait fréquemment ». En effet, les récits d'anciennes inondations sont nombreux : ainsi, par exemple en 1693, on déplora un envahissement de la Moselle des terres cultivables en direction du Bois-sous-les-Côtes, causant de gros dommages.


Légende, tradition ou personnage remarquable

Un ermite meurtrier 

 

Quand l'ermitage de Viacelle fut abandonné, un homme vint s'y installer. Il resta tristement célèbre pour y avoir semé la terreur.Il aurait fait, selon la tradition, de 60 à 200 victimes, mais il est bien sûr très difficile de savoir dans cette histoire ce qui relève de la légende et de la vérité.

« Le bois de Grischamp, prolongé en des plantations d’aulnes, appartenant à plusieurs particuliers, s’arrête à la voie romaine, à l’endroit précis où cette voie est coupée par le ruisseau, c’est-à-dire jusqu’à Viacelle ; faisant de ces lieux un véritable coupe-gorge, à l’aspect sauvage. C’est là où, vivant dans l’ermitage démoli, un ermite assassinait les passants pour les dévaliser. La chute du jour étant venue, il tendait en travers du passage un cordeau de fil de fer tenu à une de ses extrémités par un piquet et aboutissant de l’autre à une sonnette de l’ermitage. Malheur au voyageur attardé heurtant du pied contre le cordeau !... Au bruit de la sonnette, le bandit courait sur le passant, le tuait d’un coup de poignard ou l’étranglait ; ensuite, il entraînait le cadavre dans son repaire, à l’abri des importuns. »

 

(D’après Vital Collet, Charmes et ses environs, 1905)

 

Une sacrée résistance ...

 

On raconte l'histoire d'une « Demoiselle R. », au XIXème siècle, ayant perdu les sensations de faim et de soif, et dont les médecins n'auraient constaté aucun dépérissement malgré plusieurs mois de jeûne ...

 

 

Le festival de musiques traditionnelles 

 

Il se déroule au début du mois de septembre pour une durée d'environ une semaine. Animations musicales, bal, stages de danse ou de musique traditionnelle se produisent à Socourt, Chamagne ou Charmagne par le biais de l'Association des Rencontres. En 2012, les Rencontres de Socourt ont fêté leur 20ème anniversaire, et désormais, des stages sont proposés toute l'année.


Monuments / patrimoine

Le site de Viacelle / La chapelle Saint Léonard

 

Cet endroit est singulier. Il se trouve aux limites communales de Socourt et de Gripport, tout près du ruisseau de la Rame. C’est là que se tenait l’église champêtre où avait lieu le culte, flanquée d’un cimetière, du fameux ermitage, et d’une fontaine qui était réputée avoir des vertus curatives pour les maux de tête et d'yeux.

 

En 1871, quand Gripport et Socourt obtinrent leur église respective, on réemploya les moellons de l'église de Viacelle tombée en ruines pour construire des maisons à Gripport, ainsi que l’actuelle chapelle Saint-Léonard, bâtie non loin de l’ancienne église. Cette chapelle fut érigée pour demander pardon pour les crimes du fameux ermite. Elle abritait un tableau de la « Conversion de Saint-Paul » du XVIIème siècle, et des statues dont l'une d'elle, représentant une vierge à l'enfant, a été sauvée du pillage et classée.

 

Les ruines du château de Beaucamp

 

A l'emplacement d’un point de vue remarquable se trouvait un château du XVème siècle, appartenant au comte de Vaudémont.  Une tour dite « des Bourguignons » se trouvait au lieu-dit le Camp des Romains. Sa dénomination s'explique par le fait qu'elle ait servi de replis en 1476 à l'infanterie du comte, attaquée en représailles par les gens de Châtel et de Bayon, alors partisans du duc de Bourgogne. Aujourd'hui, il n'en reste quasiment plus aucune trace.

 

La dénomination le Camp des Romains fait référence à des ruines datant de cette époque, situées au Bois des côtes.

 

 

Le réservoir de pêche s’étendant sur 3,5 hectares, il est réservé 8 mois par an à la pêche à la mouche fouettée. Il attire des passionnés provenant d’Alsace et de Lorraine, mais également du Luxembourg, de Belgique et d’Allemagne. Depuis quelques saisons, il a même attiré des soldats canadiens et américains en service outre Rhin. Des compétitions à l’échelle départementale, régionale et parfois nationale y sont organisées.