Uzemain

Nom des habitants : Manuzien, Manuzienne

Altitude : 317 mètres


Description historique

De nombreux vestiges gallo-romains ont été exhumés le long de la vallée du Côney. Ils attestent d’une présence humaine dès les IIIème et IVème siècles de notre ère ;

Alors que des territoires voisins  ont, à un moment ou à un autre, appartenu aux comtés de Bourgogne ou de Franche Comté, le village d’Uzemain, lui, est resté, lorrain depuis la création de la Lotharingie en 840.

En 1792, après un vote des habitants, deux communes distinctes sont formées: Uzemain les Forges (dit Petit Uzemain) et Uzemain la Rue. Ce n’est qu’en 1837 que les deux communes fusionnent sous le nom d’Uzemain.

En 1816, Mr Alexis Lallemand achète la forge d’Uzemain créée en 1698 et y emploie 16 ouvriers  pour affiner des fers réputés et vendus aux manufactures d’armes. Cette activité donne un élan industriel au village qui  s’accompagne au cours du siècle de l’édification de la nouvelle église néogothique en 1861 puis du groupe écoles, mairie et bureau de poste en 1881. Ces nouveaux  bâtiments deviennent ainsi la fierté des 1800 manuziens d’alors.

Les deux dernières guerres touchent durement la vie manuzienne. 76 habitants de la commune meurent au champ d’honneur entre 1914 et 1918. Ils sont douze de 1940 à 1945. Le bombardement allemand du 18 juin 1940 fait deux morts et endommage sérieusement la façade de l’église.

Jusqu’aux années 1960, la vie au village reste très traditionnelle et agricole, rythmée par les saisons et la diminution de la population. A quelques exceptions près, toutes les familles possèdent  une basse- cour,  quelques animaux de ferme et un jardin potager

L’installation d’un groupe scolaire modèle et d’une usine de rubans décoratifs dans les années 1990 donnent à Uzemain les atouts d’un village dynamique, alliant ruralité et services, dont  la population, en constante augmentation depuis 1975, entretient une intense vie associative.


Légende, tradition ou personnage remarquable

La Fête de l’œuf 

 

Chaque année depuis 20 ans, à la fin du mois de juillet, la commune organise une journée de fête foraine et de vide-grenier, lors de laquelle on peut déguster, pendant les feux d’artifice, la spécialité communale : une omelette aux poireaux.

 

Le Dr. Champy

 

né à Uzemain en 1885, et mort à Paris en 1962, il fut Professeur d’Histologie à la faculté de médecine, Recteur de l’Académie de Hanoi et membre de l’Académie de médecine et des sciences.

 

Maurice Poirot

 

né à la Xatte en 1900 et mort à Cleurie en 1981, il fut le Secrétaire Général de la SFIO (ancien Parti socialiste) avant la Deuxième Guerre Mondiale. Il fut prisonnier durant celle-ci. 


Monuments / patrimoine

L’église Sainte-Madeleine

 

Sa tour de 33 mètres est bâtie en grandes pierres de taille de grès blanc. L’élégante flèche de 17 mètres et le coq girouette ont été rénovés en 1967.

La chapelle de Thiélouze

 

Joyau patrimonial du XIVème siècle, cette chapelle de style roman est perchée sur le coteau sud dominant le canal des Vosges. Huit éléments de son mobilier sont classés aux monuments historiques, dont une vierge à l'enfant en calcaire du XIVème siècle et une cloche bronze festonnée, datée  MDIV(1504), soit l’une des plus anciennes des Vosges.

Le Fort du Roulon 

 

Construit entre 1879 et 1881, il fait partie de la ceinture de forts construite autour d’Epinal par le général Serré de Rivières. Il pouvait abriter 400 hommes. Son rôle était de surveiller la route de Bains-les-Bains et d’empêcher toutes manœuvres allemandes vers la Franche-Comté. C’est le seul ouvrage de la place à posséder un casernement à deux étages. Un poste optique encore existant lui permettait la transmission de signaux codés.

 

La mairie d'Uzemain

 

Bel édifice de la fin du XIXème siècle

 

L'usine métallurgique de La Forge

 

Son autorisation de concession a été signée par le duc Léopold de Lorraine à la fin du XVIIème siècle. Elle est célèbre au XIXème siècle grâce aux maîtres de forge Lallemand qui produisent du fer de grande qualité pour les ateliers d’armement. Elle devint ensuite une fabrique de couverts Clément de 1900 à 1960. Elle est aujourd’hui désaffectée et démontée.